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TABAL Mohamed
- Maroc - Né(e) : 1958 à El Hanchane.
Artiste peintre et sculpteur, Mohamed Tabal puise profondément dans l’univers spirituel, musical et rituel de la culture gnaoua. Sa peinture épouse les rythmes, les gestes et les cérémonials de cette tradition ancestrale, devenant parfois narrative pour raconter les scènes de fête, les “lila” — ces nuits rituelles gnaoua — mais aussi la vie quotidienne dans toute sa richesse, sa poésie et sa diversité. Sous ses doigts, émergent des couleurs éclatantes et des motifs africains enfouis en lui depuis l’enfance.
Ses œuvres, souvent qualifiées de « naïves », se distinguent par leur singularité et leur énergie créative. Peintes sur bois, sur peau ou sur toile, elles débordent de détails : une multitude de personnages chamarrés, de créatures zoomorphes, de symboles, de scènes imbriquées. Tabal développe de nombreuses séries consacrées aux Gnaoua, mêlant collages, polychromies et compositions foisonnantes.
Dans son univers pictural, le regard occupe une place fondamentale. Les yeux, souvent soulignés de couleurs sombres, captent un mystère : celui de la transe, de l’hypnose, du voyage intérieur qu’évoque la musique gnaoua. Sa peinture peut surgir comme brute, parfois choquante, mais toujours profondément habitée — ponctuée, à l’occasion, de touches d’humour qui allègent l’intensité du récit. Chaque œuvre se structure autour d’un thème central d’où naissent d’autres figures, d’autres histoires, multipliant ainsi les niveaux de lecture.
Comme il a peint son père et sa propre vie, Tabal immortalise sa famille, sa confrérie, les gestes du quotidien : musiciens au guembri, au tambour ou aux krakebs, danseurs, scènes de thé, instants de fraternité.
Initié jeune au monde des Gnaoua citadins, il ne devint pas joueur de guembri comme certains, mais domina un autre instrument : le t’bal, le tambour traditionnel dont il porte symboliquement le nom, hérité de son père — Tabal signifiant “tambourinaire”.
C’est Frédéric Damgaard qui, fasciné par son univers, révéla son talent au grand public et l’encouragea à déposer son tambour pour se consacrer pleinement à la couleur. Depuis, Mohamed Tabal expose régulièrement, et ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées ainsi que dans plusieurs musées, au Maroc et à l’étranger.

TABAL Mohamed
- Maroc - Né(e) : 1958 à El Hanchane.
Artiste peintre et sculpteur, Mohamed Tabal puise profondément dans l’univers spirituel, musical et rituel de la culture gnaoua. Sa peinture épouse les rythmes, les gestes et les cérémonials de cette tradition ancestrale, devenant parfois narrative pour raconter les scènes de fête, les “lila” — ces nuits rituelles gnaoua — mais aussi la vie quotidienne dans toute sa richesse, sa poésie et sa diversité. Sous ses doigts, émergent des couleurs éclatantes et des motifs africains enfouis en lui depuis l’enfance.
Ses œuvres, souvent qualifiées de « naïves », se distinguent par leur singularité et leur énergie créative. Peintes sur bois, sur peau ou sur toile, elles débordent de détails : une multitude de personnages chamarrés, de créatures zoomorphes, de symboles, de scènes imbriquées. Tabal développe de nombreuses séries consacrées aux Gnaoua, mêlant collages, polychromies et compositions foisonnantes.
Dans son univers pictural, le regard occupe une place fondamentale. Les yeux, souvent soulignés de couleurs sombres, captent un mystère : celui de la transe, de l’hypnose, du voyage intérieur qu’évoque la musique gnaoua. Sa peinture peut surgir comme brute, parfois choquante, mais toujours profondément habitée — ponctuée, à l’occasion, de touches d’humour qui allègent l’intensité du récit. Chaque œuvre se structure autour d’un thème central d’où naissent d’autres figures, d’autres histoires, multipliant ainsi les niveaux de lecture.
Comme il a peint son père et sa propre vie, Tabal immortalise sa famille, sa confrérie, les gestes du quotidien : musiciens au guembri, au tambour ou aux krakebs, danseurs, scènes de thé, instants de fraternité.
Initié jeune au monde des Gnaoua citadins, il ne devint pas joueur de guembri comme certains, mais domina un autre instrument : le t’bal, le tambour traditionnel dont il porte symboliquement le nom, hérité de son père — Tabal signifiant “tambourinaire”.
C’est Frédéric Damgaard qui, fasciné par son univers, révéla son talent au grand public et l’encouragea à déposer son tambour pour se consacrer pleinement à la couleur. Depuis, Mohamed Tabal expose régulièrement, et ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées ainsi que dans plusieurs musées, au Maroc et à l’étranger.







